bardanelerougedessinUne vague d’angoisse envahit mon corps
Je suis là, je regarde, je tourne, me retourne
Mes membres tremblent, mon souffle abhorre
L’air lourd qui m’entoure. Je séjourne
Dans ma chair, perdue dans les fracas
De l’existence destructrice d’une révolte
Trop noire, qui persiste et influe malgré moi
Sur le bien-être que je cherche et qui avorte.

La douleur m’interpelle, appelle encore
A la vie, la survie des cinq sens qui me supportent
Je suis là, je vous vois, j’ai peur et j’implore
Le calme dans mon être. Dois-je claquer la porte ?
Comment sortir, comment partir, fuir ce chemin qui me déroute
Avec vous, un grand pas, la pâte noire m’étouffera
Echanger ou changer la vérité qui me décroûte
A moi seule, cent petits pas, qui vivra verra.